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Lundi 18 juin 2007
Eh bien, je te le confirme, ami lecteur, le concours de la ville de B. n'a rien donné. Mes doutes du 30 ami dernier étaient fondés. Surtout qu'après renseignements, l'autre concours d'écriture de théâtre d'une autre  ville dont le nom commence par B. n'existe plus. Aucun moyen de représenter ailleurs mon Faust ... Piètre excuse, c'était un concours international, la concurrence a dû être rude. Fais moi souvenir, ami lecteur, de ne jamais re-présenter une oeuvre en concours.
Remarquez, moi, je leur décernerais bien un prix aux organisateurs, pour le courage qu'ils ont de lire jusqu'au bout les chefs d'oeuvres envoyés. Des pages et des pages de poésies ou autres qu'ils n'ont jamais demandé à lire ... je ne sais pas si je pourrais. Enfin, je ne vais pas pleurer, c'est pour cela qu'on leur verse les droits d'inscription - substantiels.
D'ailleurs, je me console en re-lisant un article paru dans l'hebdomadaire Le point du 31 mai 2007 intitulé : " Les traitres " - suivez mon regard.

" Rien de mieux, aujourd'hui, pour figurer en tête de ventes de livres, que dêtre un vendu ! "

- extrait authentique. Bien sûr, ami lecteur, en ces temps de fin de campagnes législatives, je ne parlerai pas de politique - c'est pas l'envie qui manque parfois - , ce blog restera exclusivement consacré à Johannes Faust.
Là, à l'instant, je suis en train de me demander : à quoi sert une oeuvre littéraire que personne n'a lu ? Hein, hein ? Je vous le demande. Elle vit d'abord dans le coeur de son auteur ( c'est vrai ! ), qui a ressenti le besoin de coucher sur le papier ces lignes en pagaille pour exorciser son envie puissante et instinctive d'écrire, et pour ... les partager avec autrui. Donc, c'est mieux qu'il y ait des lecteurs ... Mais qu'est ce que j'attends pour être lue ?
En fait, je sais ce que j'attends. La réponse de la fondation B. début juillet. Si négatif ( soyons d'un  optimisme réaliste ), je proposerai mon texte à la publication sur internet - seul moyen dans notre monde cynique et matérialiste de laisser une chance aux jeunes auteurs injustement méconnus ? ( et accessoirement passagèrement maudits ! )
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Mercredi 30 mai 2007
Titre facile en ce temps ( de fin ) de festival de Cannes. Ce n'est pas encore aujourd'hui que je monterai les marches de l'escalier ascensionnel de la gloire. J'ai reçu la lettre hier contenant la réponse pour un des concours de poésie - rassure toi, très cher ami lecteur, il ne s'agit pas de Faust. Eh bien, rien, rien du tout, même pas le prix spécial de l'originalité rare, juste une proposition pour payer et être dans une anthologie. Et puis quoi encore ? Ce qui me fait dire ( écrire ) que :
- les marchands sont dans le temple.
- ce n'est pas aujourd'hui encore que je serai départementalement connue.
Je serai muette sur l'abattement peu profond qui me tomba loin au dessus, me laissant le moral hautement bas et les idées d'une noire clarté ... Et si le concours de B. ne donnait rien ? Et si mon dossier à la fondation B. était rejeté comme de rien ? Oserais-je encore me présenter avec mon chef d'oeuvre absolu ?
J'essaie de me consoler, en me disant que rares sont les artistes reconnus et appréciés en leur temps ... Promis, ami lecteur, je ne virerai pas parano en pensant qu'ils sont tous ligués contre moi par jalousie envers mon inestimable talent. Et puis, que vallent les critiques, hein, je vous le demande ? Quand Voici, Entrevue et Paris Match réunis auront vanté les mérites de La rédemption de Faust , que faudra-t-il en penser ? L'art et la poésie ne sauraient vendre leur âme au mercantilisme et à la mode.
Tiens, au fait, c'est une idée, çà, vendre son âme en échange de la gloire ... Faudra que j'y songe. Cela me rappelle un certain Johannes, qui a toute mon affection ...
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Vendredi 25 mai 2007
Voici la note d'intention rédigée pour La rédemption de Faust. Peut-être n'est-elle pas inintéressante, ami lecteur, même si elle reprend des idées déjà déroulées auparavant. Comme dit précédemment, le fait d'avoir posté fidèlement sur ce blog ( quoique de façon clairsemée dernièrement, faute de n'avoir plus grand chose à dire ) m'a aidé à rassembler ma réflexion, mon opinion sur notre ami Johannes Faust n'ayant pas changé depuis.

Donc, voici en exclusivité planétaire, la note secrète rédigée pour mon chef d'oeuvre ...

LA GENESE DE LA REDEMPTION DE FAUST

 

 

« Je ne crois pas à la damnation éternelle. Il n'y a pas d'enfer éternel. Concevoir un tel enfer, c'est nier Dieu ... dans la mesure où Dieu est unité, puis expansion, puis retour à l'unité, tout le monde est sauvé. Et Méphisto comme Lucifer seront sauvés. «

 

Cette citation de Maurice Béjart, qui discutait de son spectacle, Notre Faust, créé en 1975, lue il y a presque quinze ans au détour d'une revue, fut le point de départ de l'écriture de ma pièce de théâtre, La rédemption de Faust.

Johannes Faust ne pouvait être damné, puisqu'il n'y a pas d'enfer, et même Lucifer pouvait être sauvé ! L'idée m'avait séduite, mais il fallait tout mettre en forme, ré-écrire une fois encore le mythe de Faust, tant et tant visité au travers des siècles par les auteurs successifs.

 

 

Les origines du mythe

 

Le vrai Faust a existé, et il s'appelait Johann Georg Faust. Il a vécu entre le 15ème et le 16ème siècle ( 1480 ? - 1540 ? ), et aurait enseigné à l'université. Il se vantait de pouvoir pratiquer la magie noire. Personnage peu recommandable, il n'avait rien de commun avec le Faust des romans.Toujours est-il que dès la seconde partie du 16ème siècle, des légendes commencent à circuler sur sa vie. Un Volksbuch ( récit populaire ), d'un auteur anonyme, rédigé en allemand, paraît en 1587. Le dramaturge anglais Christopher Marlowe fait jouer sa pièce, La tragique histoire du docteur Faust, en 1594. Puis Johann Wolgang Von Goethe, qui connaît cette histoire, l'écrira pour la scène à son tour. La version définitive ( de Faust 1, car il existe un Faust 2, moins connu ) sera publiée en 1808, bien que la pièce ne soit jouée qu'en 1829 seulement. Après sa traduction heureuse en français par Gérard de Nerval en 1830, la France se passionnera pour la légende de Faust. Deux opéras fameux sont montés au 19ème siècle : celui de Berlioz, La damnation de Faust, en 1846, puis celui de Gounod, Faust, très grand succès, en 1859. Le mythe continuera d'inspirer les auteurs au 20ème siècle. Il serait vain de vouloir tous les énumérer. Une bibliographie de Faust est somme considérable.

 

 

Faust, une histoire de notre temps

 

Bien que la légende de Faust ait des siècles d'existence, je crois pouvoir affirmer qu'il s'agit plus que jamais d'une histoire de notre temps. Elle contient des thèmes qui nous concernent toujours : vacuité du savoir, désespoir et insatisfaction existentiels de l'Homme, quête du bonheur, tentation du suicide, recherche de l'amour véritable, drame de la séduction, paradoxe entre la douceur d'aimer et la douleur occasionnée par la passion, besoin de spiritualité. Johannes Faust est un homme qui nous touche par son humanité. Partagé entre Ciel et Terre, entre désirs spirituels et désirs charnels, il est un homme déchiré, au bord de l'abîme, bien incapable de choisir. C'est en voulant franchir les limites de la condition humaine qu'il prend le risque de se perdre lui-même.

La mise en scène de ma pièce, La rédemption de Faust, dans notre monde actuel, n'aurait rien d'anachronique. L'époque de l'action n'a pas une importance considérable. Ce qui importe, c'est qui, comment et pourquoi. C'est ainsi que l'indication du temps de l'action est très approximative, action située entre le 19ème et le 21ème siècle.

 

 

Quelques mots sur la forme de la pièce ...

 

La rédemption de Faust a été écrite sous la forme d'une pièce de théâtre. Ce choix me paraissait pertinent, puisqu'à l'origine, l'histoire avait été créée pour la scène. Le récit devait vivre ! J'ai désiré également la rédiger en alexandrins, afin d'exalter la dimension poétique de la légende de Faust. Je ne me cache absolument pas d'avoir puisé aux sources des auteurs qui m'ont précédés, notamment Goethe. J'ai volontairement gardé les idées ou les formules les plus remarquables, en les ré-écrivant en vers, d'une façon plus actuelle et plus personnelle. Le dénouement proposé est ma réponse à la question récurrente : eu égard aux erreurs qu'il commet – somme toute très humaines - , Johannes Faust doit-il être sauvé ou damné ?

 

 

... et sur le fond : le spirituel dans La rédemption de Faust

 

Pouvait-on seulement imaginer un Johannes Faust athée ? Une histoire de Faust sans thématique spirituelle ? Moi, je ne le pouvais pas. Sans Dieu, pas de diable. Sans diable, pas de pacte. Or, le pacte avec le diable est l'élément invariable de toutes les versions de Faust. Il en est l'essence.

D'un point de vue matérialiste, ce pacte symbolise l'impatience du désir : pour avoir tout, tout de suite, et outrepasser sa condition humaine, Johannes Faust est involontairement prêt à aliéner ce qu'il possède de plus cher, sa liberté.

D'un point de vue spirituel, ce pacte, dans ma version de l'histoire de Faust, représente le renoncement à l'espérance. Lucifer souhaite par ce biais, non pas amener Johannes Faust en enfer après son trépas, puisque l'enfer n'existe pas, selon le postulat initial, mais le pousser à désespérer de Dieu.

La rédemption de Faust contient beaucoup de références plus ou moins évidentes à la Bible, ainsi qu'à certains textes religieux ( notamment le Livre d'Enoch ). La pièce soulève des questions, laissant chacun répondre en son coeur : comment être heureux, que fait Dieu pour nous rendre heureux, doit-on attendre quelque chose de Lui, se soucie-t-Il de nous, quel est la place de l'amour dans tout cela, quels interdits, pour quelle réalité, quel sera le sort de ceux qui transgressent les lois divines, qu'adviendra-t-il des Hommes, de Lucifer et de ses anges au jour du jugement ?

C'est ainsi que mon texte s'ouvre par un Prologue dans le Ciel, idée extraite du Livre de Job, également exploitée par Goethe. Johannes Faust ne sera qu'un pion sur le grand échiquier des Cieux. Au delà du pari – l'homme se perdra-t-il sur le chemin du Salut ? - se trace en fait une interrogation bien plus grande : Lucifer lui-même sera-t-il sauvé à la fin des temps ? Peut-être, peut-être pas ... dans La rédemption de Faust, la réflexion est ouverte.

 

Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Vendredi 25 mai 2007
Le mois de mai me permettra-t-il d'oublier Faust ? Pas tout à fait. D'abord, ce blog lui est dédié. Et puis, j'attends toujours les résultats des concours.
Au fait, ami lecteur, j'ai eu quelques réponses - négatives, bien sûr ! - le mois dernier. Les éditions La D. ( ils répondent qu'ils sont over-bookés ), et puis les éditions de l'H.: ils me demandaient des timbres en échange du retour de mon manuscrit. Moi, je les ai ignoré, pensant qu'ils le détruiraient. Eh bien, non, ils me l'ont renvoyé gracieusement. Comme quoi ... Mais vu les corrections apportées en février, il est bon à réimprimer.
Je me prends à espérer, encore et toujours - oui, l'espoir fait vivre. Et si ma pièce était primée ... Peut-être aurais-je le courage de la proposer sur internet sur les sites d'éditions en ligne, après l'été. En tout cas, promets moi, très cher ami lecteur, de me faire souvenir de ne jamais plus envoyer un manuscrit papier à un éditeur.
L'écriture de La rédemption de Faust est bien achevée depuis son envoi pour le concours. Je pense vraiment qu'elle ne sera plus modifiée, sinon, cela la dénaturerait. Fallait-il la présenter dans un recueil poétique ? Où était sa place ? L'avenir le dira. En attendant, moi, incorrigible, je suis repartie sur d'autres projets littéraires qui me tiennent  à  coeur ... Pas de remake, pas de théâtre ... plutôt un cycle d'histoires fantastiques et un ensemble de poésie ... je suis incorrigible.
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Jeudi 26 avril 2007
C'est là que je m'aperçois que cela ne donne rien du tout, ce résumé. Il permet juste de savoir quelle option j'ai retenu pour la fin, sans plus. En effet, comment pourrait-on résumer la poésie contenue dans le texte ? Ainsi exprimé, c'est d'une platitude confondante. Je sais, je sais, seul un extrait permettra de juger. Toutefois, cela n'est pas encore à l'ordre du jour sur ce blog.
Tiens, j'ai téléphoné l'autre jour à la ville de B. YES ! Ils ont bien réceptionné mon envoi ( de taille ). Je n'avais pas envie que la lettre se perde.
Pas de nouvelles de personne d'autre. Les éditions G. ne m'ont jamais donné de réponse. Les éditions La D. non plus. Aujourd'hui, ce me serait complètement égal. Je n'attends plus rien des grandes maisons d'édition. Aucun risque que je les relance pour un avis ou un retour. A la limite, cela m'arrange que les choses se soient passées comme cela. Que crois-tu que deviendra mon Faust, ami lecteur ? En tout cas, je rêve toujours de le voir joué sur scène. Je le sais, ce jour arrivera.
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Lundi 23 avril 2007
Pour toi, ami lecteur, le résumé INEDIT de ma pièce de théâtre, La rédemption de Faust.

LE RESUME DE LA REDEMPTION DE FAUST



Prologue dans le Ciel Au Ciel, les archanges Michael, Gabriel, Raphael et Uriel acceptent un pari avec Lucifer : le diable parviendra-t-il à détourner l'homme nommé Johannes Faust de Dieu ? Toutefois, si celui-ci loue son Créateur, le pari sera perdu.



Acte 1 – La nuit


Scène 1. C'est l'aube sur Terre. Dans son bureau, Johannes Faust est au désespoir : tout le savoir accumulé lors de son existence a échoué à le rendre heureux. Il s'apprête à mettre fin à ses jours en buvant une coupe contenant du poison quand sonnent les cloches de Pâques. Dans un mouvement de révolte, Johannes Faust rend Dieu responsable de son malheur et glorifie Lucifer.

Scène 2. A la grande surprise de Johannes, ce dernier apparaît et lui propose ses services en échange de la rédition de son âme. Johannes Faust, cynique, refuse de signer le pacte, prétendant douter des pouvoirs de l'ange déchu. C'est alors que Lucifer lui fait entrevoir l'image de Marguerite et lui promet la jeune fille. Cette vision décide Johannes à suivre son nouveau compagnon.



Acte 2 – L'aurore


Scène 1. C'est le matin. Marguerite se remémore son rêve : l'homme aimant qu'elle y a vu se nomme Johannes.

Scène 2. A la terrasse d'un café, Johannes et Lucifer guettent l'apparition de Marguerite. Quand cette dernière vient à passer, Johannes Faust l'aborde vaillamment mais la belle le repousse.

Scène 3. Lucifer conduit Johannes dans la chambre de Marguerite en l'absence de celle-ci. Johannes Faust, sous le charme, se recueille solitaire un moment. Lucifer le rejoint à nouveau pour y déposer un coffret, qui sera le présent de Johannes pour son aimée. Tous deux sortent avant le retour de Marguerite.

Scène 4. Marguerite, seule dans sa chambre, avoue son trouble : ce matin, elle a croisé l'homme de ses songes. Tandis qu'elle regrette amèrement de l'avoir rejeté, elle aperçoit le coffret, qui s'avère contenir des bijoux magnifiques.

Scène 5. La jeune femme, très étonnée par cet événement inattendu, court montrer les diamants à sa voisine, une femme nommée Marthe. Arrivent alors à l'impromptu Lucifer et Johannes Faust qui se présentent comme des messagers. Lucifer fait à Marthe le récit du décès de son époux, puis l'entraîne au jardin dans le but de laisser Johannes et Marguerite seuls à seuls.

Scène 6. Cette dernière s'excuse de sa réaction abrupte du matin, tandis que celui-ci lui avoue son affection, avant de l'emmener au jardin à son tour, sous les étoiles du soir.

Scène 7. Alors que Lucifer converse avec Marthe, la gardant à distance du couple, Marguerite et Johannes se témoignent d'un amour mutuel et s'embrassent.

Scène 8. Un peu plus tard, près de la maison de Marthe, à la nuit tombée, Lucifer, jubilant, encourage Johannes à ne pas se contenter d'un baiser.



Acte 3 – Le crépuscule


Scène 1. Quelques semaines plus tard, Marguerite discute avec Mathilde, une amie de son âge. Cette dernière lui donne des nouvelles de Manon, une autre jeune fille, abandonnée par son galant alors qu'elle attendait un enfant de lui. Restée seule, Marguerite laisse éclater son trouble. Elle aussi est enceinte, des oeuvres de Johannes.

Scène 2. Marguerite se rend à l'église, tourmentée par sa conscience. A sa grande surprise, elle y rencontre Lucifer, dont elle ignore toujours la véritable identité, et qui lui propose de lui apprendre quelque chose d'important au sujet de son ami.

Scène 3. Sur le parvis de l'église, Lucifer prétend à Marguerite que Johannes n'est qu'un vil séducteur infidèle : elle en aura la preuve dès ce soir. Incrédule, Marguerite en larmes refuse de le croire dans un premier temps.

Scène 4. Lucifer invite un Johannes Faust désormais empli de joie de vivre à une nuit de liesse où seront présents ses esprits fidèles. Ce sera la dernière soirée passée ensemble, souligne-t-il. Johannes accepte volontiers.

Scène 5. Johannes Faust retrouve Marguerite chez elle. Devant son impatience à repartir, la belle somme son amant de s'expliquer. Johannes prétend avoir du travail à achever chez lui. Marguerite le regarde s'en aller. Quand elle s'aperçoit qu'il quitte en réalité la ville, elle doit reconnaître que l'étrange compagnon de Johannes avait raison.

Scène 6. Lucifer et Johannes Faust, très tard la nuit au milieu d'une prairie, se repaissent du spectacle des esprits qui dansent gracieusement. Ces derniers chantent la gloire de leur maître, ainsi que des odes à l'Amour. Johannes, enivré de vin et de fatigue, finit par s'endormir.

Scène 7. Le lendemain, Johannes, profitant d'un instant de solitude, s'émerveille devant la beauté de la nature. Il ressent profondément l'amour de Dieu pour sa création, lui compris. Arrive soudainement dans son dos un Lucifer moqueur. Johannes Faust s'en irrite. Tandis qu'il s'apprête à partir, l'ange déchu avoue à son infortuné compagnon que Marguerite est sur le point de commettre l'irréparable. Johannes supplie ce dernier de mettre en oeuvre ses pouvoirs pour la sauver. Triomphal, le diable fait signer à Johannes Faust le pacte auparavant dédaigné. Aussitôt, tous deux se mettent en route.

Scène 8. Lucifer et Johannes parviennent à temps pour empêcher Marguerite de se jeter dans le vide. L'ange déchu revèle alors sa vraie nature, tente de dresser le couple l'un contre l'autre et d'anéantir en eux l'espoir du pardon divin. Entre l'abîme, le diable et le Ciel, Johannes Faust choisit dans un élan de lucidité et de foi le Ciel. Il implore Dieu d'épargner Marguerite, et, remettant son destin dans les mains du Seigneur, glorifie Son nom.

Scène 9. Michael, accompagné des autres archanges, apparaît et ordonne à Lucifer de lâcher ses proies. Dieu a accordé Sa grâce. Il fait jurer à l'ange déchu de laisser le jeune couple en paix pour le reste de leurs jours.



Epilogue dans le Ciel Revenu au Ciel, Lucifer demande des explications à Michael. Ce dernier lui rappelle les termes du pari. Johannes Faust a loué Dieu, le diable a donc échoué. Suit une discussion au sujet de Lucifer ; Michael pense qu'il pourra un jour revenir parmi eux. L'ange déchu s'en défend orgueilleusement, dissimulant avec peine la mélancolie qui l'étreint.

Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Lundi 23 avril 2007
Me revoilà de retour, ami lecteur, après tant d'absence. Je crois que j'ai fait une overdose de Faust. Après avoir dû écrire un projet d'écriture, m'être replongée dans l'univers trépidant de notre ami Johannes, avoir re-compulsé livres, commentaires et autres, et avoir re-re-re-re lu mon chef d'oeuvre, La rédemption de Faust , je demande grâce.
La date limite d'envoi de mon dossier était en effet le 11 avril et moi, forcément, abonnée du lastminute.com , je l'ai envoyé le 11. Je t'assure, ami lecteur compréhensif, que je n'y arrivais plus. Rien, plus rien, plus aucune inspiration, plus d'envie d'écrire, juste avant Pâques, beau temps aidant, je n'avais de désir que de soleil, j'étais fatiguée à l'idée d'écrire un mot, de réfléchir une minute. Il a fallu que je me fasse violence, pour réprimer cette envie de tout envoyer ballader, j'ai tapé mes textes jusque trois heures du matin, je ne vous dis pas le jour d'après ...
C'est fait.
Il ne me reste plus qu'à attendre, encore, ainsi qu'à ne pas oublier que la date limite d'envoi pour le deuxième concours de poésie de mon département est le 1er mai, et que me connaissant ... mais il ne s'agit plus de Faust. Je crois qu'il est temps que je change de sujet, ou qu'enfin quelqu'un me lise.
Tout ira mieux cet été : résultats de concours de théâtre en juin, résultats des bourses d'écriture début juillet. J'ai de l'espoir - mais si, sérieux !
Allez, le bonheur dans mes déboires et mes désillusions, c'est qu'enfin, en exclusivité mondiale pour toi ami lecteur, après des heures de travail acharné, je suis en mesure de publier pour le première fois sur mon magnifique blog Le retour de Faust le résumé complet de ma pièce. Je ne vous dis pas ... suite au prochain post.
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Mardi 13 mars 2007
Tout vient à point pour qui sait attendre. ( proverbe populaire )
L'idée générale de ce post aura pour thème la patience, quoique Johannes faust ne soit pas du genre patient, je dirais plutôt qu'il veut tout, tout de suite, sans attendre le jugement dernier.
Non, c'est de ma patience qu'il s'agit. Le temps passe, les temps sont calmes.
Quasiment toutes mes lettres de refus me sont parvenues. Il y a un mois, je recevais la réponse de l'éditeur l'A-d'H, provenant de Suisse. Ils ne publient presque plus d'auteurs contemporains. Ok, pas de problème, j'attendrai ma mort pour être riche et célébre - et publiée. Plus sérieusement, ils sont les seuls à m'avoir envoyé une lettre manuscrite s'il vous plait . C'est plus élégant, je trouve, qu'une lettre type sur imprimante jet d'encre. Tiens, je m'aperçois que les éditions G. ne m'ont pas répondu sur le moment. Il paraît qu'ils lisent vraiment le manuscrit, et vous envoient une lettre personnalisée : c'est rare par les temps qui courrent. Enfin, c'est ce qu'on dit.  Pas de réponse aussi des éditions La D : pas de panique, j'ai toute la vie. Je suis patiente ( et puis, quoi, je vous rassure, Faust n'est pas mon seul centre d'intérêt ).
Comme il est loin le temps où je voulais contacter des compagnies de théâtre directement ! Je sais à présent qu'il faut s'y prendre autrement, et que la DRAC ne sert pas à grand chose ( si quelqu'un a un avis contraire ... ).
Le temps passe ( donc ) mais je ne m'endors pas ( complètement ).
Il faut qu'avant la fin du mois de mars j'envoie mes plus grands chef d'oeuvre poétiques, pour le concours local. On ne sait jamais, peut-être qu'être départementalement connue comme auteure aide ou donne des contacts.
J'en profiterai pour demander également si le dossier que j'ai envoyé pour le concours de la ville de B. a bien été reçu. Cela me ferait plaisir de ne pas avoir posté cette liasse pour rien ( 7E , pour être exacte ).
Et puis, surtout, il y a le fameux dossier pour la fondation B. à envoyer avant le 11 avril. Comme l'on est censé ne pas avoir terminé son oeuvre ( dixit le sécrétariat lui-même ), c'est une chance que de n'avoir pas été publié jusqu'à ce jour. Ils versent une bourse d'écriture et promeuvent la pièce auprès de théâtres renommés, c'est cela la clef. Et ils s'occupent plus du caractère artistique de l'oeuvre que de son aspect fashionnable . Finalement, je gagne tout à me hâter lentement et à donner du temps au temps - si toutefois je suis retenue. Avant cela, comme dit dans de précédents posts, il faut que je rédige une note d'intention - çà fait très scénariste de cinéma, j'adore. Sauf que le concept lui même de note d'intention est très flou. Je te tenterai de faire au mieux.
En attendant, je continue de m'instruire. J'ai entrepris la lecture de l'ouvrage collectif  Faust ou la mélancolie du savoir , aux éditions Desjonquères, sous la direction de J.Y. Masson. Intéressant. Certainement vous ferais-je part de mes conclusions dans un post ultérieur.


Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Lundi 26 février 2007
Rien que pour le plaisir, un petit test gratuit pour connaître votre degré de romantisme ...

Etes-vous romantique ?

Question 1 - Pour vous le romantisme, c'est ...
   
    a. la quintessence de l'âme humaine
    b. un concept qui n'a pas sû aller assez loin dans son rejet de l'ordre et du classicisme
    c. un genre littéraire dégénéré pour rêveurs oisifs
    d. de l'eau de rose

Question 2 - Le livre posé sur votre table de chevet, c'est ...

    a. Les fleurs du Mal de Charles Baudelaire
    b. les oeuvres complètes d'Edgar Allan Poe
    c. une biographie de Bernadette Chirac
    d. le mode d'emploi de votre Playstation II

Question 3 - Et question peinture ...

    a. Vous adorez flâner au Louvre devant les tableaux de Delacroix
    b. Vous accrocheriez bien des oeuvres de Caspar Friedrich dans votre chambre
    c. Rembrandt est une valeur sûre
    d. Les tags de votre pote Fred ne sont pas mal

Question 4 - Pour la musique, c'est plutôt ...

    a. le premier mouvement de la Sonate au Clair de Lune de LV.Beethoven
    b. du hard rock metall
    c. Gilbert Bécaud
    d. Eminem

Question 5 - Votre look ...

    a. robe à fleurs ou gilet rouge à la Théophile Gauthier
    b. noir, c'est noir
    c. costume, chemise et cravate, vous travaillez, vous !     
    d. baskets Nike et survet' Adidas

Question 6 - Vos amis, vous leur donneriez rendez-vous ...

    a. au parc lors de la floraison des cerisiers japonais
    b. dans le caveau d'une boite underground
    c. chez Maxim's
    d. au bas de votre immeuble

Question 7 - Votre vie est ...

    a. passionnée
    b. tourmentée
    c. gouvernée par la raison et le bon sens
    d. tranquille

Question 8 - Un film que vous aimez ...

    a. Cyrano de Bergerac
    b. Halloween
    c. La grande vadrouille
    d. Terminator 3

Question 9 - En définitive, le romantisme ...

    a. n'est pas mort
    b. est un mouvement précurseur
    c. ne vous intéresse pas
    d. était le sujet d'un cours de français que vous aviez séché

Question 10 - Quant à Faust ...

    a. c'est une vraie passion. Il est le héros romantique par définition
    b. l'idée est bonne, mais vous auriez aimé une histoire plus trash
    c. les cours de la Bourse retiennent bien plus votre attention
    d. vous ne connaissez personne qui s'appelle comme çà


Résultat du test

    Vous avez une majorité de a : le (néo) romantique
 Vous êtes un grand romantique. C'est excellent. Continuez de lire ce blog pour vous perfectionner.

    Vous avez une majorité de b : le dark romantique
Vous êtes un romantique sombre. Un peu gothique, peut-être ? Ne broyez pas trop de noir, poursuivez la lecture de ce blog, et sachez voir une note d'espoir en Faust.
  
     Vous avez une majorité de c : l'anti-romantique
Vous êtes romantique comme un car de CRS. Pourquoi lisez-vous ce blog ? Un début de conversion ? La route sera longue...

    Vous avez une majorité de d : l'a-romantique
Vous êtes aussi romantique que Joey Star. Lisez quand même ce blog, on ne sait jamais.

Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Mardi 20 février 2007
Chose promise, chose dûe, il faut, avant que je ne m'endorme sur mon clavier ( c'est l'heure de la sieste ), que je vous parle du romantisme dans Faust, en particulier dans La rédemption de Faust .
En effet, je puis affirmer sans risque d'être énormément contredite que la légende de Faust est une histoire romantique typique, bien qu'elle soit apparue à une époque antérieure à la période romantique ( mais considérablement développée et reprise au 19ème siècle ). Toutefois, on admettra qu'il est possible pour une histoire d'avoir des allures  romantiques sans avoir été rédigée au 19ème siècle, et vice-versa. On note enfin que rares sont les auteurs romantiques à avoir revendiqué leur appartenance au mouvement romantique. Enfin, bref. Je m'explique plus longuement.

* Qu'est ce que le romantisme ?
Oui, qu'est ce ??? ( question hypocrite, car c'est me faire injure que de méconnaître ce mot ). Eh bien, considérons que le romantisme est un mouvement artistique et littéraire du 19ème siècle, dont une des caractéristiques fut de faire prévaloir les sentiments sur la raison, par opposition au classicisme. Etymologiquement parlant, le nom romantisme est dérivé de l'adjectif romantique, synonyme de romanesque.
Rien à voir avec l'art roman, art architectural qui se caractérise par l'appel à la technique romaine antique de la voûte en berceau, et qui précéda l'art gothique, art architectural qui fait appel à la technique de la voûte en ogive, à ceci près que le gothisme peut être considéré comme post-romantique, que le roman gothique existe ( roman noir, genre littéraire anglais ), et qu'il y a des gothiques romantiques ( mais non romans ), surtout que l'art gothique, décrié par les classiques qui le trouvaient barbare ( d'où le nom de gothique, par référence aux goths ), fut défendu par les romantiques, quoique qu'à mon avis, l'art roman soit aussi romantique.

* En quoi peut-on affirmer que Faust est une histoire romantique ?
Quels sont les grands thèmes chers au romantisme ? Prenons-les dans l'ordre suivant :
- l'amour. Ah, l'amour, encore, l'amour toujours. Qu'est ce qu'un roman ou un film romantique ou non sans histoire d'amour ? L'amour romantique n'est pas un long fleuve tranquille, il est du genre orageux, passionné. Dans Faust, la relation Johannes Faust-Marguerite est au centre du drame. Sans ce désir impulsif du vieux Faust pour la jeune fille, il n'y a pas de pacte avec le Diable, pas d'histoire en somme. Il n'arrive rien. Les histoires de Faust se terminent souvent mal. Marguerite est punie pour s'être laissée séduite avant le mariage, avant son pardon, alors que J.F. est damné pour s'être abandonné aux joies charnelles de l'Amour. Triste morale. La rédemption de Faust  ne reprend pas cette chute et termine sur une note d'espérance. Le couple J.F.-Marguerite se maintient et une deuxième chance leur est laissée, à l'abri des manoeuvres de Lucifer.
- la mort. La mort hante les vivants. Elle n'est jamais loin puisque tout être vivant mourra un jour. Dans Faust, on retrouve plusieurs fois le spectre de la mort. D'abord, directement en J.F. lui-même : c'est un homme qui aborde la deuxième partie de sa vie, celle dont on sait qu'elle mène à l'inexorable, alors que Marguerite symbolise la jeunesse, et par là-même la vie.  Puis, dès le premier acte, puisque J.F. est prêt à se suicider. Le son des cloches de Pâques le stoppe dans son élan, puis l'intervention de Lucifer l'arrête définitivement. Ensuite, en le diable lui-même, car même si l'ange déchu n'est pas le maître de la Mort, sa présence renvoit l'être humain à sa finitude ( de deux façons : le péché originel a rendu l'Homme mortel ; et le Diable doit être anéanti à la fin des temps ). Enfin, dans le dernier acte, chez Goethe, Marguerite expire en invoquant le Ciel, alors que Faust est emmené par Méphistophélès ( on peut le croire damné, et donc mort alors qu'il n'en est rien comme le montre Faust II, cf posts précédents ). Chez moi, ils en réchappent, mais la Mort les a vraiment effleuré.
-le mystique. Au cas où vous ne me trouveriez pas assez mystique, je vous rappelle que Faust est une histoire chrétienne, inséparable de la notion de Dieu et de Diable. Tous les Faust sont jalonnés de nombreuses références chrétiennes. Les premiers Faust ( Marlowe, Goethe ) font de lui un magicien, un alchimiste, versé aux mystères ésotériques. Comme dit précédemment, un Faust matérialiste et athée n'est pas concevable, car contradictoire avec l'essence même de l'histoire. Le pacte avec le Diable ( Bargain with Devil ) est le centre du mythe de Faust. C'est l'élément fantastique qui, je crois, nous fascine le plus - en tous cas, je le pense.
-la mélancolie. Faust n'est-il pas mélancolique dans le premier acte, lors de son monologue d'ouverture ? Célèbre chez Goethe : " Habe nun, ach ! Philosophie, Juristerei und Medezin, Und leider auch Theologie ! Durchaus studiert, mit heissem Bermühn, Da steh'ich nun, ich armer Tor ! Und bin so klug als wie zuvor. " Traduit par : " La philosophie, le droit, la médecine et malheureusement la théologie, j'ai tout étudié avec beaucoup de soin et maintenant je suis là, moi pauvre fou et je n'en sais pas plus qu'avant. " J.F. exprime la vacuité du savoir, et le fait que toutes les connaissances qu'il a accumulé ne l'ont jamais rendu heureux dans la vie. Si c'est pas de la mélancolie, çà ?!? Plus loin chez Goethe ( idée que j'ai reprise ), il contemple, rêveur la lune. Pour moi, le tableau est typiquement romantique. Dans La rédemption de Faust , il n'est pas que J.F. qui soit mélancolique. Lucifer l'est également, on le découvre par petites touches ( cf le post précédent  la mélancolie du Diable ).
-la révolte. Elle est présente également. J.F. se révolte contre l'absurdité apparente de son existence, puis contre Dieu, lui-même. Directement par des paroles amères, puis indirectement, en cherchant à se suicider ( crime contre dieu ) et en invoquant le Diable. On ajoutera que Lucifer est l'archétype des révoltés, il est le premier révolté de l'histoire.
-la nature. Le romantisme, précurseur de l'écologie ? Tout bon romantique se plait à contempler la nature immense, magnifique et sauvage. Johannes Faust aussi. ( passage chez Goethe, chez Berlioz, chez moi-même ... ).Aimer la nature, n'est ce pas aimer l'oeuvre de Dieu ? N'est-il dès lors pas logique de la trouver belle et de la respecter ( c'est moral, ce que je dis ... ) ?
-la nuit. La nuit romantique laisse cours aux fantasmes et aux rêves. Elle est duelle : à la fois la nuit chaude et étoilée, propice aux déclarations d'amour, celle qui nous enveloppe, maternelle, de sa douceur, mais aussi la nuit obscure qui pré-figure la maladie, la vieillesse et la mort, celle qui abrite nos pires cauchemars, nos doutes et nos peines. Dans Faust, il y a la nuit du premier acte, une nuit très symbolique, puisque elle représente les ténèbres dans lesquelles l'âme de J.F. est plongée ( cf post du 25/12/06 sur le thème de Pâques ). Il y a aussi la nuit du second acte, celle qui abrite les amours de Johannes Faust et Marguerite. Il y a enfin la nuit du 3ème acte, celle de la nuit de Walpurgis chez Goethe, nuit de liesse pour les esprits dans mon Faust, une nuit magique, sensuelle et mystérieuse, qui sert de refuge et de consolation aux anges déchus.
- l'exotisme. Désolée, c'est le seul paramètre romantique qui fait défaut chez Faust. L'évasion se retrouve ici non pas dans le voyage mais dans l'histoire.
-le médiévisme. Faust est une histoire qui sort tout droit du Moyen âge, même si elle s'est ensuite modernisée. A ce propos, comme le notait Maurice Béjart : " Les grands mythes sont inépuisables. On peut y  retourner sans cesse et, sous des éclairages différents, y faire apparaître des réalités parfois opposées, sans jamais trahir la vérité essentielle. "

Il me semble donc que Faust peut être qualifié de drame romantique par excellence. Quelqu'un pour prétendre le contraire ?
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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