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Lundi 19 février 2007
C'est fait. J'ai terminé de préparer la liasse du concours, et crois-moi, ami lecteur, elle pèse lourd. Trois exemplaires de ma pièce plus les inévitables formulaires. C'est là que je mesure la densité de mon oeuvre littéraire. Verdict final à la Poste demain ( en euros ).
De la paperasse, encore de la paperasse ... Non, l'auteur n'est pas qu'un doux rêveur ! En ce qui me concerne, j'ai atterri depuis longtemps ( cela se voit au fûr et à mesure de mes posts ).
J'imaginais, une fois mon stylo posé fin novembre, et arrosé - si, si, mais raisonnablement - la fin de la période d'écriture de mon Faust à moi, que je ne pourrais jamais toucher une seule ligne de mon chef d'oeuvre. C'est complètement faux. Aujourd'hui, j'ai changé trois vers, et corrigé trois fautes de typographies. Pourtant, cela faisait des dizaines de fois que je lisais et relisais ma création. Cent fois sur le métier ...
Je peux déclarer en toute franchise que grâce à  La rédemption de Faust , j'ai saisi les mystères subtiles de l'impératif présent à la deuxième personne du singulier. En effet, sache ( présent de l'impératif, 2ème personne du singulier ) ami lecteur que pour un verbe du 1er et du 3ème groupe, on met un -e en terminaison, sauf si il y a en ou y devant ( on met alors un -s, et pour tous les autres verbes, on met un -s. Comment, vous le saviez déjà ? Tant pis, ma réputation de lettrée érudite en prend pour son grade. Je ne m'étais jamais encore entraînée pour la dictée de Bernard Pivot. Que personne ne rit, le dictionnaire de Words ne vous sauvera pas, il ne voit pas les fautes de conjuguaison subtiles ( du genre, accord du verbe à l'impératif ). De toutes façons, mon traitement de texte ne corrige pas les fautes ( même pas besoin ! ).
Avec tout çà, certains vont penser que je rêve de Faust la nuit. Eh bien, non ! Jamais, même pas une fois ! Ou que je rêve d'éditeurs ou de public la nuit. Désolée, même pas non plus.
En revanche, cela fait des jours que je désire vous entretenir du romantisme dans Faust. J'avais déjà introduit le sujet à pas de loup avec le match Dom Juan / Johannes Faust. Toutes ces considérations terre à terre bureautiques ont quelque peu refroidit mon lyrisme naturel, mais promis, c'est le thème de mon prochain post.
PS : j'ai commencé à chercher s'il y avait d'autres illuminé(e)s  dans mon genre à bloguer sur Faust, mais je n'ai pas encore trouvé. Si tu en connais, ami lecteur ... Sinon, je vais commencer à croire que le mythe de Faust n'intéresse vraiment personne. Qui me remontera le moral ?
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Dimanche 18 février 2007
Franchement, ami lecteur, cela faisait trop longtemps que je n'avais pas posté. A peine avais-je fait des démarches pour mieux me faire connaître et me référencer, que je cesse d'écrire pendant trois semaines ! Lasse, très lasse. Comme d'habitude, tel un boomerang, l'énergie me revient. Surtout que c'est la dernière ligne droite pour le concours de la ville de B. J'avais commencé à reprendre ( à repriser ? parallèle avec la haute-couture ) des vers de La rédemption de Faust  pour améliorer ce qui ne me plaisait qu'à demi ; je te rassure, ami lecteur, très peu de mots toutefois. Le 28, c'est la clôture des engagements ( parallèle avec la compétition sportive ). J'envoie mon chef d'oeuvre, ainsi que trois de mes plus merveilleux poèmes ( c'est peu dire ). J'espère gagner deux caisses de vin, histoire de noyer mon désespoir d'auteur(e) incompris(e). Tout est possible.
A propos, j'ai récupéré trois exemplaires, et même quatre. Les éditeurs à qui j'ai fait parvenir des timbres les ont utilisé à bon escient. Conseil aux futurs auteurs incompris : n'imprimez pas trente exemplaires de votre merveille pour les envoyer tous en même temps car primo comme moi, vous pourriez avoir à faire des retouches, c'est très énervant de trouver des choses à refaire quand tout est envoyé et secundo, vu le nombre de refus que vous aurez ( restons réaliste ), vous ré-utiliserez les retour de manuscrits pour les renvoyer à d'autres ( qui vous les ré-enverront ? ), et en plus vous aurez votre bonne conscience écologiste tranquille. Si vous pensez être un génie, et êtes convaincu de votre succès, ne faites imprimer qu'un exemplaire. En effet, si votre oeuvre est acceptée du premier coup, pourquoi l'avoir imprimé 50 fois et avoir payé tant de frais de poste ( là, votre réputation de génie en prend un coup ) ?

Bien bien, ami lecteur, me diras-tu, alors, alors ? Quid des éditions T. ? Pensez-vous ...
Heureusement que je me méfiais du coup de l'édition à compte d'auteur - à laquelle je n'aurais définitivement pas recours - parce que c'était celui-là. Forcément, cela commence par quelques compliments, puis des remarques douteuses. Je me suis entendue dire que certains de mes alexandrins n'avaient pas douze pieds. Je demande un exemple aimablement. On m'en récite un parfaitement non problématique. No comment. Je me dis qu'il est plaisant pour une poète d'être jugée par des gens qui n'ont aucune affinité avec la poésie. Puis on prononce le nom de Méphistophélès ... Sacrilège ! C'est exactement de cela que je me démarque dans ma pièce ! Je parle de la problématique spirituelle, j'ai l'impression d'un grand vide ... alors que c'était le thème de l'histoire. Finalement, la question à cent points : pourquoi nous avoir envoyé votre manuscrit ? Oui, pourquoi ? Je réponds, ingénue : en vue de la publication, et m'étonne de la question. Ah, me dit-on, certains envoient pour avis critique. Je suggère qu'être édité est une sorte d'avis critique. Et puis, entre nous, je ne cherche pas un correcteur désintéressé par notre ami Johannes Faust, mais des lecteurs souhaitant découvrir mon récit, pour y réfléchir avec moi. Finalement, la conclusion sera : nous ne publierons pas votre pièce de théâtre, c'est un genre qui compte trop peu de lecteurs, seuls les grands classiques se vendent, mais si vous voulez, nous pouvons vous imprimer des exemplaires ... Alors, là, je termine gentiment la conversation. Désolée, mais je cherche un éditeur. Pouvez-vous me renvoyer mon exemplaire ? Bla, bla, cela peut prendre jusqu'à un mois. Tant pis, rétorquais-je, je ne suis pas pressée  Croyez-moi, le lendemain je recevais mon manuscrit !

Ah la la, quelle utopiste je fais ... Non, mais pourtant ? Un Faust en alexandrins, est-ce que ce n'est pas has been ? Ringard ? Est-ce in, fashionable ? Dans le vent, à la mode, vendeur ( pour parler français ) ? A l'heure où la Star Ac' cartonne, qu'est ce encore que l'art ? ( excellent sujet pour le bac philo ) Ce qui est beau et parle à notre coeur ? Ou ce qui se vend et fait du chiffre ? A l'heure où Patrick Sébastien écrit des livres, qu'est ce que la littérature ? Et la poésie ? Est ce un genre pour retraités pédants et ennuyeux à mourir ? Une fantaisie nunuche et approximative pour jeunes amoureux transis ?  Ou est ce ce qu'il y a de plus précieux au monde, parce que c'est inutile ? Parce que la poésie est la musique de l'âme ... le savais-tu, ami lecteur ?
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Dimanche 28 janvier 2007
... et ma modestie en prend un coup.

Qu'il s'en passe des choses, décidemment, ami lecteur !
Vendredi, message ( encore ) sur mon répondeur : Bonjour, blabla ... E.L. des éditions T. - ces fameuses éditions T. ! - ... c'est une réussite en soi d'avoir écrit toute une pièce en alexandrins - véridique ! Aïe, ma modestie naturelle - blabla... C'était une gageure de s'y employer - mon talent reconnu !?! - blabla ... j'aurais plaisir à parler avec vous de votre pièce de théâtre ... blabla ... rappelez-moi .
Je tenterai à nouveau de joindre cette personne demain - elle était en réunion vendredi. J'espère qu'il ne s'agit pas d'une fausse joie, qu'il y aura une proposition sérieuse. Quand bien même rien n'en suivrait, c'est tout de même sympathique de s'entendre dire des choses aussi gentilles. Cela réchauffe le coeur par ces temps de neige. Enfin, une personne qui m'a lu ! Par contre, c'est la version non rectifiée de ces deux petites retouches qu'elle possède. Il faut que je pense à le lui dire.
Du coup, hier, le courrier d'A-S, pour me dire " que nous n'avons pas pu retenir ce texte en vue d'une publication. " ... pfffff ... sans importance. Contre une enveloppe suffisamment affranchie ( je vais téléphoner pour marchander contre un carnet de timbres, car aucune enveloppe normale ne peut contenir mon manuscrit ), ils me renvoient mon exemplaire. Je vais le récupérer, comme cela je n'aurais pas besoin de faire d'autres ré-impressions : en effet, avant fin février, je dois faire partir trois exemplaires du manuscrit de la Rédemption de Faust pour le concours de la ville de B. Je préfère ne pas savoir ce que m'en coûteront les frais de poste. Laisse-moi te dire, ami lecteur, que je ne suis pas prête de m'enrichir avec mon chef-d'oeuvre.
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Lundi 22 janvier 2007
Ce post sera consacré à ces deux piliers de la littérature occidentale du 17ème siècle à nos jours, j'ai nommé le personnage de Faust , thème de ce superbe blog, et Don Juan, qu'il n'est pas franchement utile de présenter ( vu qu'en plus je vais en parler longuement ci-dessous ).
Johannes, Juan ... drôle de hasard, quoique le prénom Jean soit très répandu finalement. " ... son nom était Jean. Il vint pour témoigner ... Celui-là n'était pas la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière. " Jean, 1 6-8
Que dire de J.F. et de D.J. ( pas mal, les initiales ... ) ? Pourquoi parler des deux en même temps ? Parce qu'ils ont des choses en commun d'abord - mis à part leur place de mythe, visité et revisité, dans la littérature européenne.
Pratiquement, j'aurais bien voulu vous faire un tableau, mais je ne sais pas faire cela dans mon blog. Essayez d'imaginer.

Donc, quoi de commun entre Johannes Faust, le vieil allemand poussiéreux et Don Juan, le jeune espagnol flamboyant ( çà fait un peu poncifs éculés ...)? Tous deux se sont égarés. Tous deux se sont révoltés contre Dieu.  Chez ces deux êtres existe un immense besoin de spirituel ( qui existe en chacun de nous en vérité ).Ils ont chacun recherché Dieu à leur manière. Dans les deux cas, il y aura intervention du Ciel. Ces deux mythes enseignent que Dieu ne sera pas indifférent aux actions des hommes.
Mais la ressemblance s'arrête là. En faisant le comparatif, on a l'impression que J.F. et D.J. sont comme le yin et le yang, le feu et la glace, la lumière et les ténèbres, alternativement.
Johannes Faust est un croyant sincère, mais désespéré. Don Juan, un agnostique, et non un athée, qui cherche désespérement Dieu.

Je mets fin tout de suite à la controverse. Agnostique ou croyant, Don Juan, pas athée, vous êtes sûr ? Lisons Molière. Quand Sganarelle ( son valet ) lui demande s'il croit au Ciel, il répond : Laissons cela. Quand on l'interroge sur l'Enfer, il dit Eh ! et sur le Diable Oui, oui. Pour ce qui est de l'autre vie, il n'est guère plus dissert : Ah, ah, ah. ( avec des répliques pareilles, il pourrait passer chez Thierry Ardisson, pas chez Bernard Pivot ).
Dans l'acte I, scène 2, nous lisons : " C'est une affaire entre le Ciel et moi. " Pourquoi parler du Ciel si l'on n'y croit pas ? Pourquoi ne dit-il jamais Dieu n'existe pas ? ( je sais, c'est à cause de la censure du temps de Molière ).Pourquoi tant de provocations ? Passeriez-vous du temps à insulter Dieu s'il n'existait pas pour vous? Pourquoi tant d'énergie à défier ce en quoi il ne croirait pas ? Cependant, on voit que D.J. doute de Dieu, car celui-ci ne se manifeste pas dans un premier temps. Il élude toutes questions sur le sujet car, au fond de son coeur, il n'a pas de certitudes. Il veut voir. Il met  littéralement Dieu à l'épreuve ( Tu ne tenteras pas le Seigneur, ton Dieu - Tentation de Jésus dans le désert, évangile selon Saint Matthieu ).

Je ferme la parenthèse et continue.
J.F. est un idéaliste. D.J. est un matérialiste.
JF. se révolte indirectement contre Dieu, en voulant se suicider, puis en signant un pacte avec le Diable. Il attend trop du Ciel, d'où son désenchantement, son désespoir. Il recherche le bonheur, et pense d'abord que le Diable saura lui apporter ce que Dieu ne lui a pas donné. Il ne veut pas vraiment attirer le courroux divin. Il est pécheur malgré lui, trompé par Lucifer.
D.J. se révolte directement contre Dieu, sans intermédiaire. Il le défie en permanence, éprouvant une grande jouissance dans la transgression. Il n'attend rien du Ciel. Il recherche Dieu inconsciemment. Tel un enfant souhaitant à attirer l'attention de ses parents par ses sottises ( la colère paraissant plus souhaitable que l'indifférence ), D.J. attend un châtiment qu'il pense improbable. Il est un pécheur volontaire et endurci.
J.F. ne blasphème jamais.Il est respectueux de la religion. D.J., blasphème en permanence, il est irrévérent. Il s'oppose.
J.F. est un universitaire, bourgeois et érudit, dont l'éloquence est surtout au service de la science. Au delà de son arrogance, il est sensible et délicat. Il est d'un physique quelconque. On ne lui connait pas de conquête féminine avant Marguerite. Son désir pour la dame de ses rêves laissera la place à l'Amour véritable. Cette découverte de l'Amour ouvrira son coeur à Dieu, ce qui le sauvera. Il se libère dans l'amour.
D.J. est un noble seigneur, dont l'éloquence est surtout au service de la séduction. Il est de bel allure. C'est un libertin, hédoniste, infidèle, finalement vulgaire dans ses actes.Il est arrogant, parfois violent si on lui résiste. Il cherche à séduire ( souvent avec succès ) toutes les femmes qu'il rencontre. Son désir n'appelle que le désir. La sécheresse de son coeur le conduira à l'anéantissement. Il se libère dans la mort.
J.F. est un être tourné vers la spiritualité. Homme aux préoccupations métaphysiques, il s'élève dans la joie.
D.J. est un être détourné de la spiritualité. Homme laissant libre cours à ses instincts, il prend plaisir à redescendre.
J.F. met son intelligence au service de la Connaissance, puis de l'Autre ( Marguerite ).
D.J. emploie son intelligence égoïstement, ainsi qu'à faire le mal. Peut-on encore parler d'esprit devant tant de perversion ( je pense que la véritable intelligence consiste à faire le bien, ce qui est d'ailleurs logique dans l'intérêt de l'individu lui-même )?
J.F. est malheureux. Il reconnaît son désespoir, admet son erreur, se repend et trouve finalement le pardon de Dieu.
D.J. est malheureux. Il est dans le déni de son désespoir, il persiste dans son erreur, écarte tout repentir, et meurt foudroyé par le Ciel.
J.F. subit sa vie. Il est comme un pion sur l'échiquier ( objet d'un pari entre le Lucifer et les Archanges ). Il veut au début de l'histoire mettre fin à ses jours ( c'est le Diable qui l'empêche de commettre l'irréparable ! ). En dernier lieu, le Ciel lui offre une seconde chance par son intervention, le sauvant des griffes de l'ange de la Terre ( Lucifer ) : en quelque sorte, une nouvelle vie, récompense d'un homme qui a retrouvé l'espoir en Dieu.
D.J. a choisi sa vie. Il paraît parfaitement maîtriser son existence. Il profite de la vie chaque jour ( du moins, il lui semble ). Le Ciel met fin à ses jours et par là-même à ses actions : la mort est au bout du chemin, châtiment d'un homme qui n'a jamais placé d'espoir en Dieu.
J.F. veut faire le bien. L'enfer étant pavé de bonnes intentions, il pèche par naïveté. Orgueilleux, ce qui manque de causer sa chute, il ne persiste pas dans cette voie.
D.J. veut faire le mal ( ainsi que ses moindres désirs ). Il pèche par volonté de provoquer les hommes et le Ciel. Orgueilleux, ce qui provoque sa chute ( comme Lucifer du reste en qui il ne croit pas ) il persiste jusqu'au bout dans l'erreur.
J.F. est tenté par le Diable. Il sera pardonné. La leçon de Faust est que l'espérance est le salut des hommes.
D.J. est tenté par le Ciel. Il sera damné. La leçon de Dom Juan est que l'homme impie sera anéanti. Ainsi s'exprimera la statue du commandeur : " Don Juan, l'endurcissement au péché traîne une mort funeste, et les grâces du Ciel que l'on renvoie ouvre un chemin à sa foudre. "
J.F. représente très bien l'homme ordinaire. Bien sûr, c'est un érudit, mais il ne peut pas avoir que des défauts. A un moment donné, il fait un mauvais choix, qu'il regrette plus tard. L'erreur n'est-elle pas humaine ? En fin de compte, il m'est tout à fait sympathique.
D.J. représente plutôt le héros de roman, version perverse. Belle allure, fort, bien bâti, adroit au combat, séduisant, toutes les femmes tombent dans ses bras - genre James Bond . Noble, riche - genre le Bachelor . Instruit, beau parleur - genre Johannes Faust, la jeunesse et la beauté en plus .
Vous arriveriez à vous identifier à lui, vous ( si c'est le cas, vous n'êtes pas ma tasse de thé ) ? Vous auriez envie de lui ressembler ( même si vous êtes un homme et que vous n'avez aucun succès avec la gente féminine ) ? Il a trop d'atouts dans son jeu pour être crédible. Il fait en permanence le mauvais choix, qu'il ne regrette jamais - d'ailleurs, il meurt de son aveuglement ( autre forme de bêtise ). Comme tu l'auras compris, ami lecteur, il m'est tout à fait antipathique.

OK, je reconnais, Johannes Faust, comme Don Juan, a un petit côté prétencieux ( mais il s'arrange à la fin ). Toutefois, je trouve que, pour employer un mot d'aujourd'hui, D.J. fait vraiment  beauf ( ne recopiez ce mot dans vos dissertations pour l'agrégation ), alors que Johannes Faust est un chic type au fond ( ne le recopiez pas non plus dans vos commentaires de texte au bac de français ). Concernant la comparaison plate que j'ai faite plus haut Don Juan-Lucifer, il n'est que très réduite. Don Juan, qui ne nie pas, encore une fois, l'existence de Dieu, se dresse contre lui, seul être qu'il pense être à sa hauteur, rejoignant ainsi dans son arrogance et dans sa révolte l'archange de lumière. Sauf que voilà, Dieu a précipité Lucifer sur la terre, lui accordant quelques temps pour tenter de démontrer la justesse douteuse de son choix , tandis qu'il a réduit directement en cendres l'homme imbu de sa personne qui a cru pouvoir le défier. Quant au Diable ... même si l'enfer existait, il ne voudrait pas d'un pareil abruti à son service. Enfin, c'est mon avis.
Question psychanalyse ( bien que je ne sois pas très psychanalyse et que je trouve que Freud aurait profité de sa science ), on pourrait ajouter que Don Juan puise son Désir dans la transgression ( problème avec la figure paternelle, d'où son rapport houleux avec Dieu le Père ? ), accuse des problèmes affectifs - il est incapable d'attachement ( problème avec la figure de la mère ? ) ce qui fait qu'il collectionne les aventures, sans jamais étancher sa soif, sans jamais trouver réellemnt de satisfaction ( problème d'ordre sexuel ). Enfance malheureuse ? Personnalité déséquilibrée en tout cas. Si quelqu'un a un meilleur diagnostic...

Bref, de nos deux héros romantiques, c'est bien Johannes Faust que je préfére.
Je vois d'ici certains s'écrier : oui, mais quel courage de défier Dieu, de refuser le Ciel ... ect ...  Oui, il a autant de courage que la personne qui se place sur les rails face au train à l'approche, en espérant pouvoir l'arrêter de sa main. Il est inconscient.
D'autres diront : quel héros, il a préféré mourir que de renoncer à ce en quoi il croyait ... Comme on dit par chez moi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Il est borné. Son obstination est funeste.
Puis d'aucuns ajouteront : c'est son choix, pourquoi pas ? Oui, nous sommes libres. Libres de faire des choses idiotes et ridicules. Dans ce cas, ne me demandez pas de reconnaître en Don Juan un modèle.
Enfin, les plus courageux d'entre vous, qui lisent tous mes posts jusqu'au bout objecteront : oui mais vous avez cité Bernard Shaw, comme quoi il est peut-être plus intéressant d'être anéanti que de vivre éternellement dans un paradis ennuyeux. Ceci est une autre histoire - susceptible de faire s'écrouler tout l'édifice du christianisme . Je ne suis pas à une contradiction près ( comme toute femme qui se respecte ). Quand penses-tu, ami lecteur ?

Maintenant que j'ai démoli Don Juan, il ne me reste plus qu'à recadrer sur Johannes Faust ... La suite au prochain post.




Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Lundi 22 janvier 2007
Allez, on ré-atterrit dans la réalité. Je n'aurais pas écrit grand chose ces temps derniers, cause connection internet extrêmement bas débit sautillante, occupations variées et baisse de forme. Mais cette semaine, Uriell revient en force, pleine d'inspiration !
Ce petit post pour vous faire part de mes deux premières lettres de refus.
La première en date du 11 janvier 2007 du C.-M. éditeur, pour me dire que mon manuscrit, lu avec attention ( !?! ) " n'a pas emporté l'adhésion de notre Comité de lecture et nous ne pouvons donc en envisager la publication. " Royal, ils me renvoient en même temps le dit-manuscrit avec tous leurs regrets. Quand j'y pense, çà m'a coûté des sous de leur faire parvenir, mais quant à eux, à combien cela leur revient de tout ré-expédier aux auteurs ? Surtout qu'ils n'ont rien demandé et qu'ils ne doivent pas garder beaucoup de manuscrits ( ce qui leur ferait économiser de l'argent, seulement dans l'immédiat ).
La deuxième en date du 16 janvier 2007 des éditions de M. , comme quoi mon manuscrit " ne peut entrer dans le cadre de nos publications actuelles " ( une chance d'être publié dans le passé ou dans l'avenir ? ) Si je veux revoir mon manuscrit vivant avant qu'il s'auto-détruise, je dois envoyer 5,40E en timbres ( ce que je vais faire, faut pas gâcher le papier, mon chef-d'oeuvre peut re-servir ).
Et les éditions T. qui répondent en trois semaines ne m'ont toujours pas répondu ! J'imagine que leur Comité de lecture est, à l'heure où je vous parle, en train de se déchirer pour savoir si ma pièce est géniale ou magnifique.
Une dernière note d'espoir : enfin, ce modeste blog est lu ! Premiers commentaires en date du 17 janvier 2007. Un bonheur n'arrive jamais seul, n'est ce pas ?
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Vendredi 12 janvier 2007
Eh si, finalement, il s'en passe des choses ! Tenez, hier, message sur mon répondeur : " Bonjour, A.F. des éditions l'A. d'H. ( ô joie, ô bonheur, ô félicité ! ) ... blabla erreur d'adresse ... ( la joie retombe un peu, mais, réaliste, je m'y attendais ) ... blabla normalement, je ne garde pas les manuscrits, mais le vôtre, il est tellement beau ( propos réel, si, si, ô joie, ô bonheur, ô félicité ! ) ... blabla rappelez moi demain. "
Donc, évidemment, je rappelle le lendemain. Convaincu du prix du dit-manuscrit - si je lui avais dit que j'ai acheté le porte-vue chez Cora environ 2E70, pub gratuite ? - , il a préféré m'appeller ( normalement, dixit le message, il ne le fait pas ; je suis par conséquent l'éblouissante exception ). Très aimable - charmant, voyez, je suis toujours sous le charme - , nous convenons en même temps d'une solution idéale : je lui envois 5E en timbres et il envoie directement mon manuscrit à la bonne adresse.
Prémices prometteuses ? Signe avant-coureur ? Clin d'oeil du destin ? Je l'entends encore cette phrase, - le vôtre, il est tellement beau !  Je crois que si on avait voulu me faire chaud au coeur ( j'en ai bien besoin, ami lecteur ), on n'aurait pas pû trouver mieux. Bon, il est évident qu'il parlait du contenant, rouge flamboyant, sans doute pas du tout du contenu. Qui sait s'il l'a feuilleté ( quarante quatre pages, c'est vite lu ) ? Mon premier fan ?
Allez, je garde mes rêves pour quand je dors, et je continue d'espérer, contre vents et marées. Peut-être dans un mois, un coup de fil d'éditeur - le même, à la bonne adresse, tant qu'à faire - cette fois-ci pour me dire : il est tellement beau votre texte, passez signer ?
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Jeudi 11 janvier 2007
... au Paradis, bien sûr ?

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer une seconde citation de Bernard Shaw :

" Si vous allez au Paradis sans qualifications particulières pour ce genre d'endroit, vous risquez de ne guère vous y plaire. "

Décidemment, la problématique de mon Faust semble pâlir à côté de telles réflexions ... Je te laisse seul juge, ami lecteur. Mais puisque Faust est une oeuvre de fiction, sensée distraire, cela n'a pas tant d'importance. Un rien est prétexte à se divertir.

Bien et sinon, vous l'aurez deviné, pas grand chose ne se passe, éditorialement parlant. Tiens, si, j'ai reçu une lettre d'une des trois associations organisatrices d'un concours de théâtre, m'écrivant que le dit-concours n'était pas reconduit. La troisième organisation n'ayant pas répondu ( toujours sympathique ), cela me ramène à une. Il ne faut pas manquer la date ! Un seul concours en France, ce n'est pas lourd ! C'était bien la peine d'acheter un bouquin si épais, pour une seule adresse ! Je penserai à leur envoyer à eux aussi les rectifications, en échange de leur gratitude éternelle. Ce sera ma bonne action pour 2007.

Oh, mais je m'aperçois soudain qu'aujourd'hui est le jour anniversaire de mon premier envoi ! Rappelle-toi, ami lecteur, il y a exactement un mois jour pour jour ( post du 11 décembre 2006 , voilà à quoi sert un blog, c'est un excellent journal de bord ), je postai aux éditions T., qui dans leur website n'hésitent pas à se targuer de donner une réponse en trois semaines. Certes, il y eut les vacances de Noël, et leurs festivités du jour de l'An. Pourvu que le comité de lecture n'est pas été ivre de champagne lors de la réception de mon manuscrit ! Plus sérieusement, il y a du laisser-aller. Si je reçois une réponse positve, je leur pardonne. On peut rêver !
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Jeudi 4 janvier 2007
Ami lecteur, peux-tu seulement comprendre ce que c'est d'être un auteur incompris ?

Tiens, à propos, les éditions C-B m'ont bien renvoyé mon manuscrit. Ainsi, j'ai pû le corriger, et le ré-envoyer le jour même aux éditions l'A d'H. Et toc, un de plus, je contre-attaque, en forme pour ce début d'année !

Pour en revenir à notre auteur incompris, je reproduis un article satyrique paru mi-19ème siècle ( çà ne nous rajeunit pas ) dans le journal La Caricature. L'auteur est anonyme. Il s'intitule " le musicien incompris ". Il n'y a pas loin pour établir un parallèle avec un écrivain. Le voici :

" Le musicien incompris méprise profondément ce qu'on nomme vulgairement le public ; mais en compensation il n'a qu'une médiocre estime pour les artistes contemporains ... Par exemple, s'il traite très familièrement le présent, il a une grande vénération pour tout ce qui date d'un siècle ; et quand vous lui parlez d'un opéra nouveau, d'un succès, il vous répond d'une voix attendrie : Ah ! Que diriez-vous si vous connaissiez le fameux Jacques Lenglumé ( un incompris de la jeunesse de Louis XIV ) ; quelle musique, quel musicien ! ... Notre grand homme va chercher la solitude au huitième au dessus de l'entresol ; là, après s'être parfumé d'une grande quantité de cigares, après avoir tourné trois fois sur lui-même, il se livre tout entier au feu qui le dévore... Une fois lancé rien ne l'arrête ; il invente des accords inouis, des rythmes inconnus, des mélodies inaccessibles. Grâce à cet agréable procédé et à cet exercice violent, le compositeur échevelé arrive à produire une partition qui peut lutter avec les charivaris les mieux organisés et il obtient toujours le succès ... non, la chute demandée. "

Mais en définitive, il y a peut-être pire que d'être un auteur incompris : c'est d'être un auteur inconnu.
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Mercredi 3 janvier 2007
Autrement dit, tous ceux que vous ne trouverez pas dans La Rédemption de Faust.
Ami lecteur perspicace, tu seras tenté de répondre que le sujet est vaste. Effectivement, il n'y a ni Dark Vador, ni l'amiral James T.Kirk, ni même le lapin blanc ( vous savez, celui d'Alice au pays des merveilles ).
Certes. Restons de bonne foi, et passons en revue des personnages ayant vécu dans d'autres Faust ( je me limite aux classiques, essentiellement Goethe ).

Commençons par un faux absent. Le fameux Méphistophélès. J'ai précédemment expliqué mon choix ( lisez, re-lisez mes posts ). Je ne voulais pas d'un pitre auprès de Johannes Faust, même si Lucifer n'est pas dénué d'ironie. Un pacte avec le Diable est chose sérieuse. De plus, je ne vois pas pourquoi l'archange déchu en personne ne se serait pas déplacé pour mettre tout son art à corrompre une âme tourmentée ( après tout, cela lui fait passer le temps, qu'aurait-il d'autre de si urgent à faire ?  ) et prouver devant ses anciens pairs la justesse de ses propos pessimistes.
Lisette aussi est un exemple de faux absent. Elle devient Mathilde chez moi.

Donc, vous ne trouverez pas :

* Vagner. Le serviteur de Faust. Le goût de Goethe pour la pantalonnade n'est plus à prouver. Quoique certaines répliques soient savoureuses ( dans ce passage, Faust vient d'invoquer l'esprit de la Terre, qui disparait quand son valet frappe à la porte ) :

Vagner - Pardonnez ! Je vous entendais déclamer ; vous lisez sûrement une tragédie grecque, et je pourrais profiter dans cet art, qui est aujourd'hui fort en faveur. J'ai entendu dire souvent qu'un comédien peut en remontrer à un prêtre.
Faust - Oui, si le prêtre est un comédien, comme il peut bien arriver de notre temps.

A propos, si vous n'avez pas lu Faust ( 1 ) de Goethe, lisez le d'urgence, sinon, vous risquez de ne pas savoir de quoi je parle. D'autant plus que je ne cache pas que j'ai puisé dans Goethe beaucoup d'idées, tentant de reprendre plus contemporainement les meilleures.

Dans le livret de Gounod, Vagner devient Wagner, et il est non pas le valet, mais un des soldats ( ivre ) qui boit avec le frère de Marguerite ( on en reparlera de celui-là, un peu plus tard ).
Je n'ai pas vu l'intérêt de l'insérer. Il m'a semblé que la scène du pacte avec le Diable devait arriver assez vite au début de la pièce, sans perte de temps, ni bouffonnerie préalable. L'acte 1er est un acte sérieux, solemnel. Johannes Faust est au désespoir, il s'apprête à se suicider, quand, dans un élan de révolte amère, il glorifie Lucifer, ce qui provoque la venue de ce dernier, qui finit par convaincre J.F. de le laisser l'aider.

* Siebel. Dans Goethe, il est l'un des joyeux compagnons de la scène de la cave d'Auerbach, avec Brander, Frosch et Altmayer. D'ailleurs, dans mon Faust, pas de scène de ce genre, il est tellement évident que J.F., érudit raffiné, ne saurait être charmé par de telles visions. Dans le livret de Gounod, Siebel devient un jeune homme épris platoniquement de Marguerite ( qui de toutes façons ne souhaite pas poursuivre avec lui au delà du platonique ). C'est un personnage tellement gnan-gnan et insipide qu'il ne vallait pas la peine d'exister ( Barbara Cartland, c'est hard à côté ? ).

* la mère de Marguerite. Dans Goethe, elle existe mais n'est pas mise en scène. Pour ma part, je n'en parle même pas. C'est plus facile pour la romance de Johannes et Marguerite, cela évite de s'encombrer d'elle dans les dialogues. De toutes manières, à la fin de mon Faust, il n'y a ni infanticide, ni parricide ( quelle horreur ! ). Donc, pas besoin d'elle.

* Valentin. Ah celui-là, s'il existait, on aurait envie de lui mettre des claques. Dans Goethe, il meurt en maudissant sa soeur ( la traitant de catin au passage ) et en insultant dame Marthe. Le personnage aujourd'hui ne nous tirerait pas une larme. Il nous semble cruel. Les moeurs étant ce qu'elles sont, son existence de nos jours serait un anachronisme. Même pour l'époque, je ne le trouve pas bien charitable. En définitive, l'histoire du Faust de Goethe est très dure.
Tant qu'on y est pour les frères et soeurs, parents, je ne les mentionne pas dans mon Faust. Non pas qu'ils n'existent pas ( on se doute que Marguerite n'est pas née par l'opération du Saint-esprit ). Simplement, on n'en parle pas, pas plus que vous ne parlez de votre famille tout le temps en permanence ( le faites-vous ? ). J'ai trouvé inutile de donner dans le mélo ( la pauvre orpheline, ayant assisté à l'agonie de sa jeune soeur ). J.F. ne conclue pas un pacte avec le Diable parce qu'il a eu une enfance malheureuse. Seulement parce qu'il est libre de faire ce qu'il veut.

* et tout le bestiaire fantastique. Dans Goethe, il y a profusion. Sorcières, esprits, et même Titania et Obéron ( mais qu'est ce qui font là ceux-là ? ). Le Seigneur aussi est mis en scène dans le Prologue dans le Ciel ; j'ai écarté l'idée, inconcevable pour moi.
* et tous les fous du roi. L'écolier, le directeur du théâtre, le poète dramatique et le bouffon. Les paysans, étudiants, soldats, bourgeois ...

De fait, en réalité, j'ai plus souhaité me centrer sur le drame ( oui, Faust est un drame ). Faust joue son âme, attention, çà ne plaisante pas ! Donc, on reste surtout en compagnie des personnages principaux. Toutefois, l'introduction de quelques personnages secondaires donnent plus de substance et de crédibilité à la pièce. Berlioz à mon humble avis est trop allé à l'essentiel. Heureusement, il y a la musique qui nous fait oublier cette faiblesse.

Voilà, voilà, je clos ce post - et que nul ne s'avise de me dire que j'ai oublié quelqu'un.

Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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Lundi 1 janvier 2007
Le titre de ce post était tout trouvé, je sais, cela n'est pas bien original, mais il a fallu sacrifier aux lieux communs habituels des débuts d'année euphoriques. J'ai eu beau chercher, le thème du jour de l'an n'est pas présent dans Faust. Je vous épargnerai donc pareille disgression.

Par conséquent, je me souhaite une bonne et heureuse année 2007, riche en éditions, en représentations, en inspiration et en rêves. Et, dans ma bonté infinie, je te souhaite à toi aussi, ami lecteur, une excellente année 2007 ; qu'elle soit pour toi l'occasion exquise de lire mon oeuvre, La rédemption de Faust, ainsi que de t'enrichir l'esprit en lisant fidèlement cet inoubliable blog.

N'oublions pas, en effet, que grâce à moi, vous savez dorénavant répondre à la question : " Qui est Uriel ? " Il suffira de réciter par coeur le post précédent. Et si l'on vous demande : " Mais qui est Uriell ? ", vous répondez en toute simplicité : eh bien, Uriell, c'est le pseudo d'une fille un peu allumée, mégalo et narcissique, qui parle toute seule d'une pièce de théâtre qu'absolument personne n'a lu ( et peut-être même qui n'intéresse personne également ).

Juste en passant, je réfléchissais aux sous-titres qu'aurait pû porter ce blog. J'ai pensé à Monologue avec moi même ou alors à Dialogue avec les murs. J'ai aussi trouvé d'autres titres possibles. Voici ce à quoi vous avez échappé :

* Faust épisode IV - un nouvel espoir
* Lucifer contre-attaque
* Faust II - le jugement dernier
* I, Faust
* Faust reloaded
* Le monde de Faust - chapitre 1. Marguerite, l'archange de lumière et le calice magique
* X-FAUST - L'affrontement final

Sur ce, mes meilleurs voeux à tous pour 2007 !
Par Uriell - Publié dans : leretourdefaust
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