Oui, j'ai téléphoné au service publication du manuscrit.com.
Non, je n'ai pas encore ( toujours ) été publiée.
Cependant, la chute n'est pas loin. En effet, je les ai joint le vendredi matin ( eux aussi sont d'une amabilité et d'une patience à toute épreuve ) et leur ai fait part de mes soucis concernant
le nouveau BAT. Nous nous sommes recontactés le soir et avons vu le manuscrit scène par scène par faire en direct les corrections. Retour du cinquième BAT. Je ne te dis pas, ami lecteur, comme je
croise fort les doigts à chaque réception de fichier électronique. J'ouvre fébrilement le fichier PDF donc, et là, DEUX FAUTES. Je ne valide pas le 5ème BAT, qui ne fut pas le bon non plus. Je
rappelle juste après, il était déjà 19H15 - c'est qu'ils travaillent, chez le manuscrit.com, ils ne sont pas en RTT dès le vendredi midi. Je signale les deux erreurs. Je supose que je
recevrai le fichier en retour lundi ou mardi. Voilà, j'attends le sixième BAT. Six ... Drôle de chiffre ... J'y reviendrai.
Je me propose pour meubler l'espace numérique et ne pas m'enliser dans mes complaintes d'auteur maudite de t'expliquer pourquoi, ami lecteur, j'ai eu l'idée de tenir ce blog.
Au commencement, il n'y avait rien ... Je venais juste de porter la plume finale à mon manuscrit papier ( car tout a été écrit sur feuilles blanches avant d'être tapé sur traitement de texte ;
pour composer de la poésie, rien ne remplace une feuille de papier ) et je désirais vraiment que La rédemption de Faust puisse être
partagée avec d'autres que moi. Je commençais à peine ma quête de renseignements en vue de trouver l'éditeur qui accepterait mon modeste ouvrage. Je suis alors tombée lors d'une recherche sur
internet sur le blog d'une femme qui venait juste d'achever un manuscrit et qui l'avait envoyé à maintes et maintes maisons d'éditions, avec toujours un résultat négatif. Ce blog, dont je suis
incapable de vous fournir les références ( mais si quelqu'un les a, je suis preneuse pour faire un lien ) était sur les blogs du journal Le monde. Il avait été distingué par la cinquième
chaîne. Il est vrai que la narrations des déboires de cette dame était très drôle. Elle n'a jamais été publiée ( c'était un roman policier ) à ce que j'en sais, et a fini par passer à autre
chose, avec des regrets, mais avec résignation. Elle avait noté dans un de ses posts que beaucoup d'auteurs tenaient leur blog après publication, mais jamais avant comme elle, ce qui pourtant eut
été intéressant. Alors, je me suis dit, je suis moi aussi une candidate à l'édition, et je vais ouvrir un blog authentique, sans savoir si je serais publiée un jour, où je raconterai tout ce qui
m'arrive depuis ma décision de me faire éditer. Ce sera un journal de bord, mémoire fidèle du parcours du combattant de la jeune auteur candide méconnue qui cherche l'éditeur de son premier
ouvrage, et exemple banal de ce qui pourrait bien arriver à tous les postulants au titre d'auteur édité.
Presque un an et demi plus tard, je ne suis pas mécontente du résultat. Et puis, je me redonne du courage à chaque post. Je pense que mon expérience n'est pas du tout négative. Qu'au contraire,
j'ai plus que jamais envie de me battre pour faire connaître mon manuscrit, et surtout, plus que jamais envie d'écrire, car il s'avère que c'est vraiment mon passe-temps favori, et que j'ai
encore beaucoup d'histoires à raconter. Ce n'est que le début. Parce que, tout le monde le redit et le réécrit, la publication, ce n'est pas une fin en soi, la vie continue ensuite. Je crois
qu'il y a encore mille et une chose qui se passeront après la future validation de ce fameux BAT. Ce blog est loin d'être clos.
Je conclue sur un nième conseil à tous mes amis lecteurs futurs auteurs : ne vous découragez jamais.