Lundi 11 août 2008
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Extraits de l'interview d'Anne Robillard, auteur québecquoise à succès de la saga Les chevaliers d'émeraude ( que je n'ai pas lu, soit dit en
passant ) parue dans le numéro 205 du magazine çà se passe comme çà :
" Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent se lancer dans l'écriture ?
Il faut qu'ils soient tenaces, que ce soit la seule chose qu'ils veulent faire de leur vie. Ils ne doivent pas se laisser influencer par ceux qui leur disent qu'ils perdent leur temps ...
"
Perdre son temps, ce n'est pas vraiment l'impression que j'ai, prendre son temps non plus, mais passer son temps, çà, oui. Moi qui pensait avoir achevé la correction de l'épisode 1 des
chroniques début juillet, c'est raté. On est déjà le 11 août, jour de ma fête - ami lecteur, consulte ton calendrier - et j'en suis laborieusement au chapitre VII ( sur XV ). Bien heureusement,
j'ai eu la bonne idée de n'écrire que 28 pages, et non 280, parce que sinon j'y serais encore l'année prochaine. C'est infernal. Je corrige, re-lis, et retombe sur des imperfections. C'est moi
qui suis maniaque ou c'est que j'étais à la masse tout le temps de l'écriture ? Promis, je forcerais désormais plus sur le coca-cola sans rhum et sur le thé caramel. D'ailleurs, j'ai acheté un
dictionnaire des synonymes, déjà rentabilisé, ce qui n'est pas difficile puisqu'il ne m'a coûté que 3 euros et que j'en ai vraiment eu pour mon argent. Et puis aussi pour 3 euros un précis de
conjuguaison, pour peiner moins avec l'impératif et le passé simple. Pitoyable, penses-tu, cher ami lecteur, mais moi, je voudrais vous y voir tous, même avec dictionnaire intégré, Word est
incapable de vous relever toutes les fautes, il y a même des formes verbales qu'il ne connait pas : essayez donc le verbe pouvoir à la troisième personne du singulier du passé simple de
l'indicatif. Il faut que j'y voye un point positif : je serai bientôt prête pour m'inscrire comme candidate à la dictée de Bernard Pivot. Quelle drôle d'auteure je fais !
Comme quoi l'écriture est un vrai travail et non une douce rêverie, même si çà l'est un peu quand même. Pour écrire, il faut avoir beaucoup rêvé. Cela fait si longtemps que ces personnages me
trottent dans la tête ! Si longtemps qu'ils vivent leurs aventures, que leurs histoires se construisent ... Vraiment, il faut que l'écriture des chroniques aboutisse. C'est une histoire que je
veux partager. C'est une force incompréhensible qui me pousse, jour après jour, à prendre et reprendre mes textes, mon crayon, barrer, ré-écrire, reformuler ... En juillet, je n'ai fait que çà.
Qui accepterait de travailler un mois comme cela, sans gain évident, sans aucune certitude, sans même savoir si l'histoire va plaire, s'il y aura un public ? Sans doute le même genre de personne
qui passerait son temps à rédiger un blog confidentiel...
Je voudrais avoir au moins fini pour août, ces retouches qui n'en finissent pas m'empêchent de passer à autre chose. La suite au prochain post.
"La femme de l'écrivain sait-elle que quand celui-ci regarde dehors par la fenêtre, il est en train de travailler ?"
Citation dont je ne connais pas l'auteur, si l'un d'entre vous a une idée ...